HES dénonce la précarisation des patients pris en charge à 100% Les déclarations du directeur de l'assurance maladie annoncent une remise en cause des principes fondateurs de la sécurité sociale


HES dénonce la précarisation des patients pris en charge à 100% et soutient les associations de malades.
 
Les déclarations du directeur de l'assurance maladie annoncent une remise en cause des principes fondateurs de la sécurité sociale. HES (Homosexualités et Socialisme), membre du collectif contre les franchises médicales et pour l'accès aux soins pour tous, dénonce les coups portés notamment sur les personnes vivant avec le VIH. En préconisant une réduction du remboursement (de 100% à 35%) des soins dits de « confort » prescrits aux patients atteints d'affections de longue durée, on amènerait les plus précaires à se contenter de médicaments de « survie ». Loin des politiques de prévention qui devraient lutter contre le mal-être de chacun pour réduire les comportements à risque, cette politique risque d'aggraver encore l'épidémie.
 
Les usagers du système de santé sont visés : qu'il s'agisse des malades du VIH-Sida, ou bien par exemple des femmes qui bénéficient d'un traitement suite à un cancer du sein. HES dénonce l'ouverture d'une mise en concurrence entre les patients (sida, cancer, diabète..), et s'associe à la protestation des associations de malades. Les trans bénéficient de traitements remboursés par l'assurance maladie, pendant et après leur parcours de transition : il serait dangereux de les assimiler à des soins de « confort ».
 
La ministre de la santé et le ministre du budget n'ont pas clairement écarté cette proposition de déremboursement, en se disant prêts à étudier la possibilité du report de la charge du remboursement sur les organismes complémentaires. Comme pour les franchises médicales, le gouvernement avance à petits pas. HES dénonce la poursuite du démantèlement de l'assurance maladie, engagé sous la présidence de Nicolas Sarkozy qui alimente le déficit de l'assurance maladie en multipliant les exonérations de cotisations sociales (récemment chiffrées à 50 milliards d'euros par an par le rapport Bur) pour ensuite justifier de nouveaux déremboursements et ouvrir le « marché de la santé » aux assurances privées.
 
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27/06/2008 C.P. HES - Communiques Associations Hes