Communiqué de
presse du 24 juin 2008
Fin de la prise
en charge à 100 % des ALD :
le malade
toujours plus coupable !!!
Le président d'Elus Locaux Contre le
Sida, Jean-Luc Romero, dénonce la culpabilisation du malade et s'insurge contre
la proposition dévoilée aujourd'hui par Frédéric Van Roekeghem,
directeur de l'Assurance Maladie quant à un futur plan de redressement de
l'assurance maladie: ce dernier préconise de remettre en cause la prise en
charge à 100% des personnes atteintes d'Affections Longue Durée (ALD) et ne plus
rembourser qu'à 35% certains médicaments.
Jean-Luc Romero se montre très
inquiet sur cette idée qui pourrait être reprise dans les prochaines semaines
par le gouvernement. Il rappelle que plus de 8 millions de personnes en France
souffrent d'ALD en France. Même si l'objectif de réduire le déficit de
la Sécurité
sociale est essentiel, il ne faudrait pas
faire du malade le seul responsable de tous les maux du système de
santé. Cette idée, si elle venait à être appliquée, ne pourrait
conduire qu'à une plus grande précarisation des malades. Rappelons que,
concernant les personnes touchées par le VIH/sida, près de 30 % ont une
invalidité reconnue ouvrant droit à des prestations, principalement à
l'allocation adulte handicapée soit 621 euros par personne et par mois soit
moins que le seuil de pauvreté ! Ces personnes ne peuvent bien évidemment
pas payer une mutuelle, tout comme 4 millions de nos
concitoyens !
Après le
déremboursement de certains médicaments et la mise en ouvre des franchises
médicales, la fin de la prise en charge à 100 %
des ALD porterait un coup fatal à notre système de santé basé sur la solidarité. Jean-Luc Romero affirme que toute logique qui
viserait à rendre coupable ou même à punir les malades de leur propre maladie
serait vouée à l'échec. Il rappelle qu'il ne peut être question de remettre en
cause la prise en charge à 100% des
ALD.